• Qu'est-ce qu'un Arabe israélien ? Une contradiction vivante.

    En s'expatriant aux États-Unis avec sa femme et leurs enfants, le héros de ce roman pensait résoudre le problème une bonne fois pour toutes. Mais sa nouvelle vie est hantée par ses souvenirs de jeunesse, et le mal du pays ne le quitte plus.

    Rappelé d'urgence en Israël au chevet de son père hospitalisé pour un infarctus, il se trouve soudain confronté aux multiples mensonges dont sa vie est tissée. Devenu « nègre », spécialisé dans la rédaction d'autobiographies, il ne cesse en effet de mêler sa propre histoire à celle de ses clients, au point que le réel et l'imaginaire se confondent dans son esprit. Sa jeunesse a-t-elle vraiment été l'âge d'or qu'il décrit ? Comment peut-on demeurer attaché à un pays qu'on a fui volontairement ?

    Sayed Kashua explore cette situation riche en paradoxes dans un roman déchirant bien que non dépourvu d'humour. Car l'ironie est parfois le seul remède à la mélancolie.

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  • Et il y eut un matin

    Sayed Kashua

    Le narrateur, un des rares reporters arabes à travailler pour la presse israélienne, est relégué par sa direction au rang de pigiste. Découragé par cet acte d'ostracisme, il retourne vivre avec sa famille, près de Jérusalem, sans se douter que son village se trouverait encerclé par l'armée israélienne. Le chaos s'installe : la nourriture, l'eau, l'électricité manquent. Et les esprits s'échauffent.

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  • Comment être à la fois arabe et israélien ?
    À Tira, un village de Galilée, il est élevé dans le respect des traditions musulmanes par sa grand-mère. Son père, ancien membre du parti communiste, lui inculque le sens de l'honneur. Son destin semble tracé. Mais le narrateur se révèle être un élève brillant, et est envoyé grâce à une bourse dans un pensionnat de Jérusalem. Là-bas, c'est un nouveau monde qui s'offre à lui, où l'on parle hébreu et écoute les Beatles, un monde qui le fascine et auquel il voudrait s'intégrer. mais qui le rejette cruellement. Commence dès lors un long travail d'apprentissage de l'identité pour celui qui, né dans une famille de combattants palestiniens, va s'employer à ressembler le plus possible à ses camarades juifs.
    D'une force bouleversante, Les Arabes dansent aussi, écrit il y a une quinzaine d'années, mêle à la fois le tragique et le comique pour lever le voile sur la réalité d'un conflit tristement toujours aussi actuel.
    La puissance de ce roman, a récemment inspiré à Sayed Kashua le scénario d'un film qui associe sa trame à celle de La deuxième personne (L'Olivier 2012), Mon fils, réalisé par Eran Riklis, qui a connu un grand succès critique.

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  • Qui suis-je ?L'Avocat, un homme de loi arabe, installé dans la partie juive de Jérusalem, découvre dans un livre acheté chez un bouquiniste - La Sonate à Kreutzer de Tolstoï - un billet d'amour écrit de la main de sa femme. Son destinataire ? Sans doute ce " Yonatan " dont le nom figure sur la page de garde... Cette découverte fait naître en lui une jalousie impossible à maîtriser et le pousse à négliger son cabinet prospère pour retrouver celui qu'il soupçonne être l'amant de sa femme. Parallèlement à son enquête, on suit le parcours d'un jeune Arabe, Amir Lahav, assistant social, engagé pour s'occuper d'un jeune homme, paralysé, réduit à l'état végétatif à son domicile, qui s'appelle Yonatan. Un glissement d'identité s'opère peu à peu : Amir Lahav, l'Arabe, devient Yonatan Forschmidt, Juif ashkénaze, " bien sous tous rapports "... et photographe de talent.Le dénouement est dans la veine habituelle de Sayed Kashua : un ultime rebondissement complique l'intrigue. En effet, rassuré par la confession d'Amir qui reconnaît avoir connu Leïla lorsqu'ils travaillaient dans le même service social, l'Avocat découvre dans une exposition des photos de Yonatan-Amir un cliché qui met à bas le " happy end " escompté...Tout ce roman est bâti sur la course éperdue des deux principaux protagonistes en quête de leur vérité, de leur réelle identité, mais aussi de la nature de l'amour, de la vie conjugale, de l'amitié, des destins croisés par la main diabolique du hasard. Sur un mode policier, avec l'humour sardonique propre à Kashua, le récit noue et embrouille les fils de l'écheveau, brouille les personnages (" Qui est arabe, qui est juif ? ", comme sur les photos de Jonathan, puis d'Amir).

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