• Le Loup des steppes A force de renier ce qui constitue le bonheur quotidien des hommes, Harry Haller se sent devenu un « loup des steppes » inapte à frayer avec ses semblables, de plus en plus solitaire et voué à l'isolement. Il n'entrevoit qu'une solution : se tuer, mais la peur de la mort l'empêche soudain de rentrer chez lui mettre son dessein à exécution. Il rencontre alors Hermine, son homologue féminin qui a choisi la pratique de ces plaisirs que lui-même a fuis. Elle le contraint à en faire l'apprentissage : c'est une véritable initiation à la vie, une quête troublante pour découvrir le difÞcile équilibre entre le corps et l'esprit sans lequel l'homme ne peut atteindre sa plénitude.
    Thomas Mann a dit de Hermann Hesse : « Son oeuvre à plans multiples, toute chargée des problèmes du moi et du monde, est sans égale parmi les oeuvres contemporaines. »

  • Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée. Puis c'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les richesses qu'il acquiert font de lui un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire.
    Il s'en va à travers la forêt, au bord du fleuve. C'est là que s'accomplit l'ultime phase du cycle de son évolution. Dans le cadre d'une Inde recréée à merveille, écrit dans un style d'une rare maîtrise, Siddhartha, roman d'une initiation, est un des plus grands de Hermann Hesse, prix Nobel de littérature.

  • "C'est un bonheur que de se constituer progressivement une belle petite bibliothèque avec des moyens modestes en bravant toutes les difficultés ; c'est un sport passionnant !" (Hermann Hesse) Vivant dans le commerce intime d'ouvrages rares ou bon marché, Hermann Hesse dresse ici pour nous le catalogue d'une bibliothèque universelle. Avec une prédilection marquée pour les civilisations indienne et chinoise, il nous fait partager ses joies, ses découvertes, ses amours. Rassemblant des oeuvres de toutes les époques, de toutes les cultures, l'auteur de «Siddharta», de «Demian» et du «Loup des Steppes», envisage cette bibliothèque idéale comme un vivier dans lequel le lecteur peut puiser pour parfaire son bagage et enrichir sa vie.

  • Hermann Hesse Narcisse et Goldmund C'est dans l'Allemagne du Moyen Age qu'Hermann Hesse, prix Nobel de littérature, a situé l'histoire du moine Narcisse et de Goldmund, enfant très doué qu'on lui a confié et auquel il s'attache. Il sent que sa vocation n'est pas le cloître et l'aide à choisir sa voie. C'est alors pour Goldmund la vie errante, les aventures galantes ; il se décide, par sagesse, à devenir sculpteur : l'art sera une façon de chercher le beau.
    Philosophe autant que poète et romancier, Hermann Hesse aspire à une civilisation idéale où il y ait équi-libre entre spiritualité et animalité : toute son oeuvre est imprégnée de ce désir de conciliation.

  •  Hermann Hesse Demian Demian - Histoire de la jeunesse d'Emile Sinclair est le roman d'une adolescence, roman d'initiation, de formation, et l'un des chefs-d'oeuvre du genre.
    Demian enseigne à Emile Sinclair à ne pas suivre l'exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à s'exposer à la fois au divin et au démoniaque, à traverser le chaos pour mériter l'accomplissement de sa destinée propre.
    Trois des romans de Hermann Hesse - prix Nobel de littérature -, Demian, chronologiquement le premier, Siddhartha et Le Loup des steppes offrent autant de variations sur le thème de l'étranger qui ne doit pas craindre de se séparer de la société, de « vivre en dehors ».

  • écrits entre 1899 et 1959, les textes réunis ici, inédits jusqu'alors en français pour la plupart, parlent de musique, de peinture, de livres, de villes, de paysages, de rencontres avec des hommes.
    A travers eux, hesse définit sa position face au monde contemporain et propose un nouveau rapport à l'existence, qu'il nomme " l'art de l'oisiveté ". prônant l'humour, le scepticisme, l'esprit critique, bref, la liberté de l'individu, il touche ici à l'essentiel, ce qui explique pourquoi ces textes sont aujourd'hui encore si actuels.

  • Voici, réunis pour la première fois en un volume, les plus beaux textes des dernières années de Hermann Hesse. Son oeuvre d'écrivain accomplie, il se consacre désormais à l'ultime défi de sa longue vie d'écrivain : accepter avec grâce la vieillesse et l'approche de la mort. Souvenirs intimes, esquisses croquées sur le vif, petits poèmes en prose et en vers, portraits (tel celui d'une vieille paysanne avec laquelle il aime bavarder), aphorismes, courts traités philosophiques - chaque page de ce recueil est à la fois grave et radieuse : « La vallée s'éveille, frissonnante dans le vent du matin, / Un petit bruit sec, les châtaignes tombent à terre, / S'ouvrent avec un sourire dur et lumineux. Je ris aussi. »

  • Knulp

    Hermann Hesse

    Hermann Hesse Knulp L'Allemagne, début de siècle. Knulp, un vagabond vieillissant juste sorti de l'hôpital, revient au village de son enfance : il est malade, diminué, épuisé par ses années d'errance. Sans logis, il va de maison en maison, s'installe au gré de sa fantaisie chez l'un ou chez l'autre. Mais l'accueil qu'il reçoit est faussement chaleureux. Méfiance et rancune sont dans les têtes. Ses anciens camarades lui reprochent d'avoir gâché les dons qu'il possédait et de s'être abandonné à la vacuité de la vie de bohème...
    Avec Knulp, Hermann Hesse a brossé l'un de ses plus beaux portraits littéraires. Celui d'un être libre qui, pour orienter son existence, a préféré le rêve aux conventions sociales. Personnage complexe et attachant, Knulp compose une figure fascinante de dilettante doué dont le lecteur pénètre peu à peu les pensées les plus secrètes... Roman magique, apologie de la liberté, de la désin- volture et du désintéressement, Knulp est aussi une superbe méditation sur les blessures secrètes, la solitude et l'échec.

  • Un homme entreprend de raconter le voyage en Orient qu'il a autrefois accompli. Le long de ce parcours initiatique et symbolique autant que réel, il accompagne des pèlerins, des « éveillés » pour reprendre le langage piétiste de Hermann Hesse, qui s'acheminent sur les routes de la connaissance. « Nous marchions vers l'Orient, mais nous traversions aussi le Moyen Age ou l'Age d'Or, nous parcourions l'Italie et la Suisse, mais nous campions aussi parfois au Xe siècle et logions chez les patriarches et les fées. » Cette aventure traversée d'illuminations, de certitudes et de doutes représente pour Hesse la voie vers la sagesse, l'accomplissement de soi, la découverte de son identité.

  • Hermann Hesse n'est pas seulement l'auteur de romans mondialement connus. Il a aussi livré une oeuvre poétique majeure que cette publication nous invite à (re)découvrir. Les textes de jeunesse témoignent de sa difficulté à vivre et de sa révolte contre un milieu familial piétiste. Puis viennent la dénonciation des ravages de la Première Guerre mondiale et l'évocation du mal fait aux hommes. En fait, l'existence entière entre dans les poèmes de cet homme : les crises personnelles et le suivi psychothérapique, la peinture et la beauté du monde, l'exil et le rejet du nazisme, les voyages en Inde, l'amour et ses déchirements... En 70 ans d'écriture, le poète s'est mis à nu pour montrer le quotidien d'un homme, ses joies et ses peines, ses révoltes, son désir profond d'un monde meilleur.

  • Les cinq nouvelles réunies ici ont été écrites entre 1896 et 1949. Elles reflètent la quête de l'homme à la recherche de sa vérité, son « besoin impérieux de saisir les choses dans leur ensemble, d'en discerner les causes, et sa nostalgie d'un monde harmonieux et d'une certitude spirituelle ». Hermann Hesse revient sur ses années d'apprentissage, évoquant son amour de la nature, des livres, ses premières amitiés et ses prises de conscience.

  • ROMANS Peter Camenzind / L'Ornière Rosshalde / Knulp / Demian Le Dernier Eté de Klingsor / Siddhartha Enfance d'un magicien Le Loup des steppes / Narcisse et Goldmund Le Voyage en Orient Le Jeu des Perles de Verre Edition sous la direction de Jean-Louis Bandet.

  • Hermann Hesse Peter Camenzind Parti à la recherche des Pommes d'or, Héraclès rencontre Antée. Ensemble ils luttent et c'est en l'arrachant à la Terre, en le soulevant sur ses épaules qu'Héraclès vient à bout du géant. Hermann Hesse n'a jamais cessé de nous répéter que c'était précisément en nous séparant de la Nature que la société moderne avait fait de nous, pour les besoins de son commerce, des individus fatigués, fragiles, sans ressources, avec une douleur près de l'âme. Rien d'étonnant alors à ce que Freud ait qualiÞé Peter Camenzind, dès sa parution, de « livre très important à ses yeux ».
    Jean-Philippe de Tonnac Premier roman de Hermann Hesse, Peter Camenzind valut à son auteur la gloire et le succès. Tous les thèmes chers au poète s'y retrouvent : sa passion de la nature, sa méÞance à l'égard des hommes et de la société, mais aussi sa nostalgie de l'enfance et de l'innocence perdue.
    Peter Camenzind est une « initiation à l'envers ». Les déconvenues d'un jeune montagnard qui, ayant abandonné la solitude des sommets pour descendre à la rencontre des hommes, ne découvre que désillusions et déceptions.

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  • L'angoisse, l'amour, la mort : Hermann Hesse retrouve à travers quatre nouvelles somptueuses quelques-uns des grands thèmes qui hantent son univers romanesque. Une fois encore, l'écrivain se révèle un fantastique chirurgien des âmes, toujours soucieux de mettre à nu ce qu'il y a de plus absolu et de plus mystérieux dans le maelström des sentiments humains.
    «La scierie du marbrier» explore les paradoxes de l'amour. «Ame d'enfant» retranscrit les terreurs étranges des univers d'enfance. «Klein et Wagner» montre un homme qui s'égare dans ses labyrinthes intimes. «Le dernier été de Klingsor», enfin, analyse l'agonie qui est aussi, parfois, l'ultime occasion offerte de regarder la vie en face.
    Quatre nouvelles, qui sont quatre récits aux sourdes pesan-teurs, où toute la magie littéraire de Hermann Hesse se tient ramassée.

  • Histoires d'amour surprendra peut-être les fervents lecteurs du Loup des steppes ou de Siddharta. Maître à penser d'une jeunesse impatiente et révoltée en quête de spiritualité, Hermann Hesse se révèle ici comme un maître à aimer. Ou à souffrir.

    Au-delà de quelques brillantes variations historiques et littéraires (comme La Conversion de Casanova, Jeux d'ombres et Chagrin d'amour), ce recueil de récits composés entre 1900 et 1924 est riche de résonances autobiographiques. Hermann Hesse y peint ces bourgades d'Allemagne du Sud dont il était familier. De même qu'il évoque les épisodes difficiles de sa vie amoureuse. La fable lyrique des Métamorphoses de Pictor constitue, par exemple, une déclaration d'amour à Ruth Wenger, sa deuxième épouse.
    L'amour timide, l'amour audacieux, l'amour sans espoir, l'amour fou et la jalousie qui l'accompagne... Hesse les évoque avec leur cortège inévitable de trouble et de désenchantement. Plus précisément, il semble que ce soit dans cette confrontation incessante de l'amour et de la douleur que l'écrivain puise sa plus ample force créatrice.

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  • Publiés dans divers ouvrages de Hermann Hesse, les sept textes que le lecteur français va découvrir ici pour la première fois s'inscrivent dans la tradition des contes de fées, des légendes populaires et des histoires orientales, le plongeant dans un monde de miracles et de prodiges.

  • Les contes merveilleux

    Hermann Hesse

    Ici, les héros providentiels l'emportent sur les souverains maléfiques, les pauvres hères découvrent des contrées utopiques, les vagabonds transforment la boue en or : dans la pure tradition du genre, ces contes merveilleux laissent au rêve et à l'imagination - dont hermann hesse lui-même dit " qu'ils ne sont rien d'autre que des formes de l'amour " - la place maîtresse.

    Le premier conte du grand écrivain, publié dans ce recueil, fut écrit alors qu'il avait dix ans. tout au long de sa vie, qu'il consacra essentiellement à son oeuvre romanesque, il ne cessa de donner corps et substance aux créateurs archétypales des contes enfantins, les revisitant avec toute la force de son propre imaginaire.
    Le présent recueil représente une sélection de quinze contes, dont le dernier date de 1953.

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  • Dès sa jeunesse, Hermann Hesse a été hanté par les questions portant sur la spiritualité. Il n'a cessé tout au long de sa vie d'aborder ce sujet non seulement dans ses romans et ses nouvelles, mais aussi à travers de nombreux articles et conférences, dans ses poèmes, ainsi que dans sa correspondance.
    Ce sont ces prises de position publiques ou privées que Siegfried Unseld, qui fut son ami, son éditeur chez Suhrkamp et l'un des meilleurs connaisseurs de son oeuvre, a entrepris de réunir dans le présent livre, quelques années après la mort de Hermann Hesse. Cet ouvrage capital, qui éclaire et complète l'oeuvre romanesque, n'avait encore jamais été traduit en français.
    On y découvre un précurseur dans la connaissance des spiritualités de l'Extrême-Orient, guettant la parution des traductions qui permirent enfin au public allemand de les découvrir, mettant en garde ses lecteurs contre la mode superficielle du zen en Europe, mais décelant aussi dans la curiosité nouvelle pour les traditions extra-européennes le signe d'un très profond besoin de renouvellement des traditions religieuses.
    Élevé dans une foi protestante d'inspiration piétiste, attaché au message chrétien mais profond connaisseur du bouddhisme, Hesse cherche un point de convergence entre les grands courants spirituels avec le sentiment qu'il est urgent de répondre à la crise morale de l'Occident. S'il est vrai que cette crise n'a fait que se confirmer depuis lors, son message est, plus que jamais, actuel.

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  • François d'Assise

    Hermann Hesse

    • Salvator
    • 24 Septembre 2015

    Comment passer de la vie de ce monde, marqué par le temps, à la vie dans le Ciel et l'éternité ? se demande Hermann Hesse dans cette petite vie de François d'Assise. Avec rien du tout, répond François à Frère Léon. Seuls les fervents de la pauvreté passeront de l'autre côté, prêche-t-il : « Dieu a choisi ce qui est faible pour qu'aucune créature ne se glorifie d'être au-dessus du Créateur. » Pour Hesse, François est d'abord un « authentique poète », bien qu'on ne lui attribue directement que le Cantique du Soleil. Ses disciples « littéraires » sont, selon Hesse, Giotto, et des auteurs et poètes comme Thomas de Celano, Jacopone da Todi, Jacques de Vérone. La pensée de François suscite de la création, des miracles, que François nous a appris à voir dans la nature. Hesse dit qu'il a voulu rendre de nouveau audible, avec ce livre, la parole trop oubliée d'un « vieux témoin ». Après tant d'autres, il tente de comprendre le « mystère François », c'est-à-dire la fascination dont il continue de faire l'objet à travers les siècles. Il en résulte un petit livre plein de fraîcheur et de poésie, qui joue en partie sur la « naïveté » franciscaine de François.

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  • Fiançailles

    Hermann Hesse

    Sur le thème unique des fiançailles, Hermann Hesse multiplie les angles d'approche, les attaques, les points de vue. Il déploie toutes les facettes d'un talent encore juvénile pour rendre compte de cet événement si singulier qui, par la promesse, lie l'amour au temps et, par l'attente, le temps à l'amour.
    Les onze nouvelles qui composent le présent recueil ont été écrites par Hermann Hesse avant l'âge de trente-cinq ans. Recouvrant une période de douze ans de la vie de l'auteur, elles permettent de suivre la maturation d'une vision du monde ainsi que l'émergence d'une écriture exemplaire.

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  • Poèmes choisis

    Hermann Hesse

    • Corti
    • 8 Mars 1999

    Hermann Hesse poète ? Nous connaissons surtout en France le romancier du Loup des steppes, de Siddbartha, du Jeu des perles de verre, l'esprit non confirmiste, la pacifiste, l'exile Pourtant dans l'oeuvre immense de cette longue vie, la poésie est bien loin de n'occuper qu'une place secondaire Non seulement la Muse fut pour Hesse une compagne quasi-quotidienne, non seulement les vers réunis par son éditeur, après sa mort, occupent deux forts volumes, mais il demeure, en dépit des esthètes qui le jugèrent souvent trop simple, trop naïf, l'un des plus lus, des plus populaires parmi les poètes allemands contemporains.
    C'est en poète plus qu'en romancier que Hesse se considérait lui-même Une épitaphe de fantaisie figurant dans un carnet qu'il tenait vers sa trentième année l'indique clairement :«Ci-git le poète lyrique H Sans doute ne fut-il jamais reconnu comme tel. mais il fut grandement surestimé, en revanche, comme écrivain récréatif.» Assurément, Hesse n'a pas renouvelé l'instrument poétique, n'a pas créé d'école Bien au contraire, il s'est volontairement inscrit dans la lignée des romantiques allemands qu'il relisait sans cesse avec prédilection. en vers comme en prose,savourant chez eux l'admirable musicalité de la langue, la délicatesse des sentiments, l'amour sincère de la nature, l'ouverture sur le rêve, la participation enthousiaste aux royaumes de l'histoire et de la légende,et au-delà de ceux-ci, à l'inconscient collectif.
    Pour présenter le poète Hesse au lecteur français, il a semblé raisonnable de se restreindre, de choisir parmi les quelques 700 poèmes publiés en 1962 en Allemagne, ceux qui sont à la fois représentatifs de la manière Hesse, les plus populaires dans les pays de langue allemande et les plus accessibles à notre public dans une version française. C'est la matière d'un ou deux recueils que l'on trouvera ici (environ 80 poèmes), mais le choix s'étend sur toute une vie et suit à peu près, comme les éditions allemandes, l'ordre chronologique.

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  • Allemand Die Heimkehr

    Hermann Hesse

    Grand format 9.10 €
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  • Les écrits de Hermann Hesse sur la littérature ont été rassemblés par le second fils de l'écrivain, Heiner Hesse, et édités en deux volumes en 1970. Parti à la recherche des articles publiés par son père sur une période qui s'étend de 1900 à sa mort, en 1962, il découvrit dans une soixantaine de journaux et revues plus de 3000 contributions consacrées à la littérature et n'en retint qu'un dixième.
    L'image que l'on avait en Allemagne d'un Hermann Hesse solitaire et vivant hors du temps, évitant toute forme de relation avec ses contemporains, va s'en trouver bouleversée. Pendant une soixantaine d'années Hermann Hesse prend une part très active à la vie littéraire de son temps. Exerçant ce qu'il a appelé lui-même une "critique positive" ou une "critique par amour", il observe, recense, éclaire, explique, se donne pour tâche de faire lire, ne s'intéresse qu'à des écrivains et des oeuvres dont il peut se sentir, sur le plan spirituel et artistique, solidaire.
    L'autre image que ces textes vont détruire est celle d'un "romantique de la troisième génération" qui persisterait à camper sur ses positions, à ignorer les tentatives et les recherches, sur le plan littéraire, les plus audacieuses de son temps. Il n'est pour s'en persuader que de lire l'article que Hermann Hesse consacre à l'Expressionnisme ou l'amusant dialogue platonicien qui traite de la Nouvelle tonalité. Par ailleurs, les choix de l'écrivain font preuve d'une toujours très grande liberté de jugement et d'un éclectisme jamais démenti avec le temps.
    On ne peut, en définitive, que s'étonner devant l'extraordinaire activité du lecteur que fut Hermann Hesse ! Il semble avoir tout lu de ce qui s'est publié de littérature allemande ou traduite en allemand pendant plus de soixante ans. Et en dépit de toutes les épreuves rencontrées, de tous les revers essuyés au cours de sa vie d'écrivain, Hermann Hesse n'a jamais perdu sa foi dans le livre et c'est une véritable leçon d'humilité et de courage qu'il donne, dans ces pages, à d'autres lecteurs, tentés comme lui, au détour du chemin, de renoncer : "Nous n'avons pas l'intention de déplorer que le livre ait pratiquement renoncé à ses privilèges d'antan et que, tout récemment, aux yeux des masses, il ait perdu, semble-t-il, à cause du cinéma et de la radio, de sa valeur et de sa force d'attraction. Nous n'avons néanmoins pas à craindre une destruction future, au contraire : avec le temps, plus certains besoins de distraction et besoins d'instruction populaire seront satisfaits grâce à d'autres inventions, plus le livre recouvrera de dignité et d'autorité. Car l'idée que l'écrit et le livre ont des fonctions éternelles supplantera bientôt la griserie du progrès la plus infantile. Il apparaîtra que la formulation par le mot et la transmission de ces formulations par l'écriture, ne sont pas que des auxiliaires importants, mais sont surtout l'unique moyen grâce auquel l'humanité peut accéder à une histoire et à une conscience durable de soi."

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  • Voyages en italie

    Hermann Hesse

    • Corti
    • 8 Avril 1992
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