• Le 4 juillet, la vie de Peter Jernigan s'est brisée. Sa femme Judith est morte.
    C'est la fin des années Reagan, son fils Danny joue des trucs bizarres sur sa guitare (« du Hard Rock ?! ») et sa petite amie fait un mauvais trip. Jernigan, la quarantaine, regarde pour la 125e fois le même épisode de Star Trek, affalé sur un sofa en éclusant une bière. Il faudrait parler à Danny, recoller les morceaux, redonner un sens à sa vie. Mais c'est dur, très dur. À travers son monologue désabusé et ironique, ponctué d'adresses au lecteur, Jernigan donne la pulsation d'une Amérique en pleine gueule de bois, faux cynique cachant sa sensibilité sous une désinvolture apparente.
    Roman précurseur de l'Amérique désenchantée (on pense à Karoo de Steve Tesich ou Les Corrections de Jonathan Franzen), Jernigan est une voix « drôle et effrayante. Une voix qui inspecte les ruines et rend compte de la fin du rêve » (Le Monde), un chef-d'oeuvre méconnu.

  • Doug Willis (marié, deux enfants) possède une maison de campagne au nord de New York, à Preston Falls.
    Sous prétexte d'effectuer des travaux, Willis prend un congé sabbatique et s'y installe pour deux mois, seul. Tel est le point de départ de cet étonnant roman " existentiel ", portrait d'un anti-héros et récit d'un naufrage conjugal. Willis est un loser, et il le sait. Sa famille aussi. Cela ne l'empêche pas de glisser lentement vers un échec annoncé, de se laisser aller à des comportements régressifs ou légèrement asociaux, à des accès de déprime, à des fréquentations qui ne sont plus vraiment de son âge.
    Si l'art du roman vise à l'élucidation d'une vie, Gates s'y montre un virtuose, dans une veine naturaliste qui procède par accumulation de détails vrais et de dialogues d'une justesse absolue. Lecteur forcené de Dickens et de Jane Austen, Doug Willis découvre par hasard le grand roman mystique et allégorique de John Bunyan, The Pilgrim's Progress, et en fait son livre de chevet. L'allusion est transparente : il faut lire Preston Falls comme le récit d'une rédemption morale qui ne parvient pas à son terme.
    Mais le plus surprenant tient au rôle joué par Jean, la femme de Willis. Au milieu du roman, Willis disparaît. Désormais, le récit se poursuit du point de vue de Jean, et c'est une autre histoire, complexe, nuancée, douloureuse. Ce roman magnifique est celui d'un " retournement " : comme si David Gates faisait pivoter sur son axe une tranche d'american way of life pour nous en révéler l'envers. Une réussite littéraire comparable à celle que furent, il y a vingt ans, les grands romans de John Updike.

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  • « Voici ma première pensée de la journée : Et dire qu'on est censés être des gens bien. »
    Un quadragénaire forcé de reconnaître que les infidélités de sa femme l'arrangent dans la mesure où il en fait de même ; une citadine qui se désole dans le Vermont rural où elle a suivi son mari ;
    un homosexuel rangé qui recueille le petit garçon de sa soeur, tombée dans la drogue...
    David Gates nous livre des tranches de vie, taillées à même la réalité de tous les jours. Peuplées d'hommes et de femmes, jeunes ou vieux, esclaves d'une existence moins exaltante que celle à laquelle ils se croyaient promis, qui tentent de se situer tandis que leurs proches parents, frères, soeurs ou enfants disparais sent, disjonctent ou pire encore, découvrent le bonheur ailleurs. Ces
    hommes et ces femmes connaissent par coeur leurs classiques, Huysmans, Hopper, Beckett ou Billie Holiday, bien mieux qu'ils ne connaissent le coeur de ceux qui les entourent. Et quand leur existence bascule à cause d'un mot ou d'un regard, cet instant crucial qui pourrait presque passer inaperçu cet instant si « Carverien » coupe le souffle.
    Peintre naturaliste de l'american way of life, David Gates a imposé avec ses deux précédents romans la justesse et la subtilité de son regard. Les merveilles du monde invisible confirment son talent.

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  • David Gates writes a neutral and encompassing book on the Napoleonic Wars in this volume. These modern war series are not mean to be all encompassing but rather as introductions that cover every aspect of the war. Therefore Gates covers the causes, the campaigns, the economic and social impacts, and the future effects of the war. If you are looking for an in depth analysis of the war's campaigns I would not suggest this book. It basically scratched the surface of all the different topics dealing with the wars of Napoleon. Nevertheless it is informative and interesting and includes a great bibliography if you want to know more information.

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  • Toutes les techniques et les conseils (choix des outils et des tissus) pour refaire soi-même des vieux fauteuils en repartant de zéro : le dégarnissage, le sanglage, la pose des ressorts et de la toile forte, la fixation de l'emballage, les points de garniture, la mise en blanc, le capitonnage, la couverture et enfin les finitions (pose des clous décoratifs ou de la passementerie).
    Dans une deuxième partie, l'ouvrage propose, étape par étape, le détail de la rénovation de 16 sujets choisis parmi les formes les plus couramment rencontrées sur les brocantes, ou dans le grenier de grand-maman : chaise victorienne, chaise Louis XV, chaise moderne, fauteuil crapaud, canapé, prie-dieu, lit de repos façon méridienne, banquette de style anglo-saxon, tabouret Chippendale, chaise à fond bombé, etc.

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