Langue française

  • « Il m'arrivait souvent de songer que je vivais peut être à la marge de ce pays, à la lisière de sa raison politique et sociale, alors qu'en réalité je me trouvais en son centre, ce coeur brutal et aveugle qui déjà battait en silence pour celui qui allait advenir bien des années plus tard ».

    Un agent immobilier vend des parcelles de la Lune aux particuliers, un homme invente l'autopsie en self-service, des bourreaux racontent les exécutions qu'ils ont pratiquées, un directeur de prison sadique fait vivre ses prisonniers sous la chaleur écrasante du désert...

    Dans les années 1990, Jean-Paul Dubois a sillonné les États-Unis pour le Nouvel Observateur. Sa mission ? Regarder passer la vie dans les commissariats, les hôpitaux, les tribunaux, les églises et les bars. Il en a rapporté ces chroniques, autant de petits romans vrais de l'Amérique - l'Amérique de Trump avant Trump... - qui tracent le portrait d'une société où cohabitent tous les excès, où se répandent toutes les fièvres morales et raciales. Plus de vingt ans après, elles n'ont rien perdu de leur acuité.

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  • Le gardien du port connaît bien Charlesia. Elle passe régulièrement devant sa guérite et scrute l'horizon, dans l'attente vaine d'un bateau qui la ramènera chez elle. Diego Garcia, son île natale, n'est plus qu'un souvenir, celui d'une vie simple, rythmée par la production du coprah, les jeux des enfants, le seraz de poisson-banane et le séga du samedi soir. Depuis des années, Charlesia se heurte aux questions sans réponses qu'elle ressasse et que lui pose un jeune homme. Désiré pourrait être son fils. Confronté au mystère de sa naissance, il découvre peu à peu le drame de ses parents, et de son entourage.
    Le Silence des Chagos , basé sur une histoire vraie, est un des rares livres à explorer cette tragédie méconnue : le drame intérieur des Chagossiens, leur déportation et leur existence de déracinés à l'île Maurice, depuis que Diego Garcia est devenue une base militaire américaine à la fin des années 1960.
    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

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  • En 1972, Alain Chany publie son premier roman, L'Ordre de dispersion. Ce texte, qui met en scène un professeur de philosophie au chômage, devient vite le livre-culte d'une génération flouée par l'après mai 68 : c'est que son héros passe au crible, avec un humour désenchanté, tous les discours d'émancipation politique.
    L'auteur, lui, se retire dans la ferme familiale de Haute-Loire et y mène la vie d'un éleveur de brebis.
    Ce n'est que vingt ans après qu'il reprend la plume et publie en 1992 Une sécheresse à Paris, recueil de chroniques où la célébration lyrique de la nature côtoie l'évocation nostalgique de Paris. Autant de confidences, de vagabondages, d'aphorismes, arrachés au silence et à la solitude, qui signalent alors la résurrection d'un écrivain à l'extraordinaire talent.

    Alain Chany est mort le 2 décembre 2002. Il aurait eu 70 ans cette année. À cette ocasion, les Éditions de l'Olivier republient dans la collection « Replay » l'oeuvre encore trop méconnue de cet écrivain à nul autre pareil, dont la trajectoire demeure à jamais mystérieuse.
    Outre le texte intégral de L'Ordre de dispersion et les chroniques qui composent Une sécheresse à Paris, Vessies et Lanternes comporte un extrait d'un texte inédit, Le Cirque d'hiver ainsi qu'une postface de Gérard Guégan.

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  • Dans leur travail est la trilogie que John Berger a consacrée au monde paysan du village où il vit en Haute-Savoie depuis plus de quarante ans. Elle rassemble trois ouvrages parus il y a 25 ans: La Cocadrille, Joue-moi quelque chose et Flamme et Lilas.

    Son tour de force est d'avoir transcrit l'existence de ces paysans, leurs gestes, paroles, travail et rites intimes, dans des récits captivants. C'est un monde en mouvement, un monde singulier qui exige, pour être approché, que soient abandonnés les préjugés et les images bucoliques : les histoires sont précises, fondées sur l'expérience, le témoignage, l'habitude, mais aussi avant tout sur l'émerveillement.

    Ce très grand livre a valu à son auteur une reconnaissance internationale.
    « Une trilogie remarquable, inoubliable. John Berger porte un regard unique, poétique et humain, sur le monde qui l'entoure. » Michael Ondaatje « John Berger est un formidable artiste et un redoutable écrivain, sans égal dans le monde littéraire. » Susan Sontag John Berger est né à Londres en 1926 et vit en France depuis les années 70 (à Quincy, un village de Haute-Savoie). Peintre, scénariste (entre autres d'Alain Tanner), critique d'art (il a beaucoup écrit sur Courbet, Cézanne, Picasso, Dürer, Le Titien.), écrivain, John Berger a obtenu le Booker Prize en 1972 avec G. De sa longue complicité avec le photographe Jean Mohr sont nés plusieurs ouvrages : Art et Révolution (Denoël, 1970), Le Septième Homme (Fage, réédité en 2007), Une autre façon de raconter (La Découverte, 1981) et Au bout du monde (Demoures, 2001).
    John Berger a publié aux éditions de l'Olivier : Qui va là ?, King, Photocopies, G., D'ici là, De A à X, Un métier idéal, et Le Carnet de Bento.

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