Editions De L'olivier

  • Le psychanalyste Luke Rhinehart a décidé de transformer son existence en un immense jeu de hasard : il laisse de simples dés prendre pour lui toutes les décisions de son existence. Très vite, le « syndrome du dé » se répand dans la population. Et les autorités s'inquiètent. Car le Dr Rhinehart a peut-être inventé, sans le savoir, le moyen d'en finir pour toujours avec la civilisation.
    L'Homme-dé, manifeste subversif affirmant le droit à l'expression de tous les fantasmes, est devenu très vite une sorte de mot de passe pour initiés. Après sa publication quasi clandestine en France (1971), il fait désormais partie des « livres cultes » dont la lecture s'impose à chacun.

  • L'Amérique, dans un futur proche.

    Les U.S.A., le Canada et le Mexique ont formé une fédération surpuissante, et la Société du Spectacle a gagné : les habitants ne vivent plus qu'à travers la télévision, les médicaments, l'ultra-consommation et le culte de l'excellence. Parmi eux, la famille Incandenza, avec les parents James et Avril et leurs trois fils - dont Hal, un tennisman surdoué promis à un brillant avenir. Mais de dangereux séparatistes québécois, en lutte contre la fédération, traquent cette famille singulière pour mettre la main sur une arme redoutable : L'Infinie Comédie, une vidéo réalisée par James Incandenza, qui suscite chez ceux qui la regardent une addiction mortelle...

    Livre culte dès sa parution aux États-Unis en 1996, ce texte prophétique a fasciné ses lecteurs dans le monde entier. Considéré comme l'un des cent meilleurs romans du XXe siècle, L'Infinie Comédie est enfin publié en France.

  • En 2018, cela fera trente ans que Raymond Carver est mort. Né en 1938, il a été l'un des écrivains américains les plus importants de son siècle, exerçant une influence considérable (qui se poursuit) sur plusieurs générations de jeunes écrivains. Son genre de prédilection, auquel il a donné toute son ampleur ? La nouvelle. Ses récits sont d'une simplicité déconcertante, et l'ordinaire de la vie qui s'y déploie dresse un portrait de la vie moderne au vingtième siècle : des personnages persécutés par la médiocrité, écrasés par le poids du quotidien... mais qui, parfois, trouvent dans le marasme et dans le désespoir une injonction à s'éveiller, une force qu'ils ne soupçonnaient pas.

    /> Des serveuses de restaurant, des chômeurs, des pères anxieux et des mères divorcées. Des vies communes, entre tragédie et comédie. Des existences où se retrouve, de manière épurée, toute la condition humaine.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Carasso, Simone Hilling, Gabrielle Rolin et François Lasquin.

  • Jazz à Marseille Marseille, 1929. Lincoln Agrippa Daily, alias Banjo (comme l'instrument dont il joue dans les bars), docker occasionnel (comme son « pote » Ray), est un Noir américain en quête de plaisir et d'aventure. Il nous entraîne à sa suite dans l'exploration nocturne des bas-fonds de la ville et de leurs lieux clandestins, en compagnie des prostitué(e)s locales et de leurs maquereaux, des voyous provençaux et corses, des marins en bordée et des musiciens. Banjo, c'est un blues survolté comme le célèbre « Shake that thing » (« Secoue-moi ça ! »)composé par Papa Charlie Jackson. C'est une fresque aux couleurs criardes , une plongée dans le « fantastique social » cher à Pierre Mac Orlan, à travers une série de tableaux inoubliables où la misère côtoie le dandysme de la pègre. Un roman-opéra unique en son genre, dans lequel les cadences du jazz se mêleraient aux airs de Carmen et aux chansons de Mistinguett.
    Histoire d'un livre Publié pour la 1ère fois en France en 1930, dans une étrange traduction du député communiste Paul vaillant-Couturier (!), ce livre passe totalement inaperçu lors de sa parution , mis à part quelques fans qui en font un livre-culte. Il est réédité en 1999 par l'éditeur marseillais André Dimanche, dans une admirable traduction de Michel Fabre. Devenu introuvable, Banjo est repris dans la collection REPLAY, avec l'excellente postface d'origine signée par le traducteur.

    Claude McKay : de la Harlem Renaissance au communisme, et après : un destin hors pair Né en 1889 à la Jamaïque, ce poète et romancier américain fut l'une des principales figures de la « Harlem Renaissance » , aux côtés de Langston Hughes, mais aussi de Louis Armstrong et Duke Ellington. Militant révolutionnaire, il participe au quatrrième congrès de l'Internationale communiste à Moscou en 1922. A son retour d'Union Soviétique, il s'installe en France (où il rencontre Aimé Césaire). C'est là qu'il écrit son roman le plus fameux , Home to Harlem, qui sera traduit par Louis Guilloux en 1932. En 1934, il retourne aux U.S.A. où il finira ses jours, en 1948, laissant derrière lui 3 romans, des poèmes, et deux textes autobiographiques.

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  • James Salter n'était pas seulement un des grands romanciers américains du vingtième siècle. Tout au long de sa vie, il a écrit de nombreuses nouvelles qui ont fait sa renommée. Last Night réunit l'intégralité de ces textes.

    Que ce soit dans les recueils American Express et Bangkok (l'Olivier, 1995 et 2003) ou dans les quatre nouvelles inédites incluses dans ce volume, on retrouve dans ces formes courtes tout ce qui fait l'univers et le style de Salter : son obsession pour l'amour, l'amitié et l'honneur, le passage du jour à la nuit, de la jeunesse à l'âge adulte, de la vie à la mort, l'appel de la mélancolie et celui du corps des femmes, dans des pages à la sensualité troublante et raffinée.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Rabinovitch, Lisa Rosenbaum et Marc Amfreville.

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  • G.

    John Berger

    Fils bâtard d'une aristocrate anglaise et d'un négociant italien, G., le protagoniste de ce roman, est tôt séparé de ses parents.
    C'est en orphelin qu'il se construit. Plusieurs expériences vont développer en lui une passion pour le corps singulier des femmes, et celui, collectif, des masses en lutte dans l'histoire. Rien en lui d'un séducteur, pourtant ; G. est plutôt laid, et s'il fascine, c'est par la force dérangeante de son regard.
    Épique, G. est traversé par le grondement des révoltes, le souffle des guerres, mais aussi le sillage des premiers héros de l'aviation.
    Intimiste, il reconstruit le monde perdu de l'enfance, explore celui du désir et du sentiment amoureux.
    Matérialiste, il doit beaucoup à Marx, mais surtout à Diderot - le Diderot du Neveu de Rameau - et aux écrivains érotiques du XVIIIe, dont il retourne le propos : avec G., Don Juan ne vient plus asservir les femmes à son désir, mais les libérer.

  • De A à X

    John Berger

    Xavier est incarcéré dans la cellule n° 73 de la prison de Suse, où il purge une peine de détention à vie pour terrorisme. Aida est l'amante de Xavier. Elle est libre. Elle lui écrit. De A à X est l'ensemble de ces lettres, «miraculeusement » retrouvées par John Berger. Un roman par lettres, donc. Quel genre de roman ? L'amour y est présent à chaque phrase, mais on ne peut dire qu'il en soit le sujet. On pense à un manuel de résistance ou à un traité de guérilla urbaine. Ou à un recueil d'exercices spirituels.

    Avec ce livre, John Berger donne la réplique à son époque. Il le fait à sa manière : précise et elliptique. Précise, parce qu'écrire est un travail qui s'apparente à la soudure, à la réparation d'objets cassés ou au fait de recoudre une plaie par balle. Elliptique, parce que comprenne qui voudra.

    Dès lors, peu importe que cette histoire se déroule à Mexico, à Ramallah, à Kaboul ou ailleurs. Partout où des hommes, des femmes - et même des enfants - résistent à l'oppression, la voix fraternelle de John Berger les accompagne, comme une chanson de marche pour traverser la nuit.

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  • "Ma mère est morte au moment où je suis née, aussi toute ma vie n'y a-t-il jamais rien eu entre moi et l'éternité ; dans mon dos soufflait toujours un vent lugubre et noir. Je ne pouvais pas savoir, au début, que ce serait comme ça".
    Xuela Claudette Richardson est née dans un village des Caraïbes, d'un père métis et d'une mère caraïbe. Au soir de sa vie, elle raconte sans tabous son enfance passée dans le deuil d'une mère qu'elle n'a jamais connue, et sa vie de femme incapable d'aimer.
    Les hommes, les colonisateurs, les puissants ont toujours été maîtres de son destin : son père, un ami de la famille, un amant, jusqu'à son époux Philip. A travers la voix de Xuela, Jamaica Kincaid expose dans un cri magnifique et universel la condition des opprimées.

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  • Comment être à la fois arabe et israélien ?
    À Tira, un village de Galilée, il est élevé dans le respect des traditions musulmanes par sa grand-mère. Son père, ancien membre du parti communiste, lui inculque le sens de l'honneur. Son destin semble tracé. Mais le narrateur se révèle être un élève brillant, et est envoyé grâce à une bourse dans un pensionnat de Jérusalem. Là-bas, c'est un nouveau monde qui s'offre à lui, où l'on parle hébreu et écoute les Beatles, un monde qui le fascine et auquel il voudrait s'intégrer. mais qui le rejette cruellement. Commence dès lors un long travail d'apprentissage de l'identité pour celui qui, né dans une famille de combattants palestiniens, va s'employer à ressembler le plus possible à ses camarades juifs.
    D'une force bouleversante, Les Arabes dansent aussi, écrit il y a une quinzaine d'années, mêle à la fois le tragique et le comique pour lever le voile sur la réalité d'un conflit tristement toujours aussi actuel.
    La puissance de ce roman, a récemment inspiré à Sayed Kashua le scénario d'un film qui associe sa trame à celle de La deuxième personne (L'Olivier 2012), Mon fils, réalisé par Eran Riklis, qui a connu un grand succès critique.

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  • « Il m'arrivait souvent de songer que je vivais peut être à la marge de ce pays, à la lisière de sa raison politique et sociale, alors qu'en réalité je me trouvais en son centre, ce coeur brutal et aveugle qui déjà battait en silence pour celui qui allait advenir bien des années plus tard ».

    Un agent immobilier vend des parcelles de la Lune aux particuliers, un homme invente l'autopsie en self-service, des bourreaux racontent les exécutions qu'ils ont pratiquées, un directeur de prison sadique fait vivre ses prisonniers sous la chaleur écrasante du désert...

    Dans les années 1990, Jean-Paul Dubois a sillonné les États-Unis pour le Nouvel Observateur. Sa mission ? Regarder passer la vie dans les commissariats, les hôpitaux, les tribunaux, les églises et les bars. Il en a rapporté ces chroniques, autant de petits romans vrais de l'Amérique - l'Amérique de Trump avant Trump... - qui tracent le portrait d'une société où cohabitent tous les excès, où se répandent toutes les fièvres morales et raciales. Plus de vingt ans après, elles n'ont rien perdu de leur acuité.

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  • Dans les années 80, Alison a connu son heure de gloire comme mannequin à New York. Mais le rêve a tourné court et s'est transformé en ballade de la dépendance. La drogue, l'argent facile et les succès éphémères l'ont détruite.

    Vingt ans plus tard, Alison subsiste à New York en faisant quelques heures de ménage chez un ancien amant. Elle replonge dans le tourbillon de ses souvenirs. L'enfance, les relations avec son père, l'amitié rédemptrice avec l'excentrique Veronica, morte du SIDA... Tout revient, tout s'entremêle. Alison nous entraîne à sa suite dans ce « conte de fées pour adultes » brillant et pervers.

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  • Le Caire, années 1950. L'Égypte de Nasser est en pleine ébullition intellectuelle, et tente de se libérer de l'influence britannique. Ram, le héros des Cigarettes égyptiennes appartient à une jeunesse dorée qui continue, tant bien que mal, de mener la dolce vita dans les bars et les clubs que les Anglais ont laissés derrière eux. Produit d'une bonne éducation, membre d'une riche famille, il manque d'ambition. Sa vie se résume aux jeux qu'il partage avec ses compagnons ; tous ensemble, ils boivent leur héritage.

    Mais ses vrais amis appartiennent à un cercle différent : de jeunes étudiants égyptiens qui se livrent à des activités politiques dangereuses, quand ils ne se perdent pas en débat philosophiques passionnés.

    Partagé entre deux mondes, entre deux aspirations, Ram est à l'image de cette époque désabusée dont Waguih Ghali fait le portrait. Les Cigarettes égyptiennes met en lumière la crise existentielle de toute une génération.

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  • D'Hubert Selby Jr., on connaît le magistral Last Exit to Brooklyn, mais peu ont eu la chance jusqu'alors de lire ses nouvelles écrites entre 1957 et 1981.

    On y retrouve les anges déchus du rêve américain, chez qui parfois, au milieu de l'errance, surgit l'expression fugace et poétique du bonheur : dans une délicieuse nuit d'amour sans lendemain, la chaleur d'un manteau ou le confort d'une salle de cinéma. Et quand tout aura disparu, restera la chanson de la neige silencieuse.

    Hubert Selby Jr. déploie au fil de ces quinze nouvelles ses talents de conteur tragique et puise dans la langue des rues la prose qui l'a rendu inoubliable.

  • Jeune reporter de 25 ans, Adrian Nicole LeBlanc s'est immergée dans le ghetto du Bronx pour enquêter sur la vie d'un dealer portoricain surnommé Boy George. Elle rencontre Jessica, la petite amie du dealer, et Coco, la belle-soeur de Jessica, des filles hautes en couleur avec lesquelles elle se lie d'amitié. À travers le destin croisé de ces deux femmes, sur fond de sexe, de drogue et de musique latino, elle nous livre la chronique inédite d'une famille peu ordinaire qu'elle finira par côtoyer pendant douze ans.
    En devenant l'une des leurs, la journaliste nous plonge dans la réalité sans fard du ghetto.

    Les Enfants du Bronx est l'alliance inédite d'un reportage sans concession mêlé à une grande saga familiale. Ce récit bouleversant, unanimement considéré comme l'un des meilleurs livres de narrative non fiction jamais écrits, publié à l'Olivier en 2005, est réédité dans la collection Replay, augmenté d'une préface inédite de Florence Aubenas.

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  • PaPa LaBas n'est pas un personnage comme les autres : il incarne l'âme de la danse et de la musique noire américaine, née au début du vingtième siècle à La Nouvelle-Orléans et changeant de nom selon les époques - ragtime, blues, jazz, boogie, soul, funk, hip-hop.

    À la fois sorcier et détective, militant et grand initié, agitateur et héritier des traditions magiques de l'Afrique animiste, PaPa LaBas est en lutte : contre les suprémacistes blancs de l'Ordre de la Fleur de muraille et contre les grands maîtres de la Voie atoniste, qui s'accordent à considérer la musique noire comme une menace pour la civilisation.

    Entre réel et surréel, Mumbo Jumbo est un roman vibrant d'énergie où la rage de vivre et l'amour de la musique éclatent à chaque page, un polar délirant.

    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

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  • « Si vous faites bien attention où vous mettez les pieds, tout semble aller pour le mieux. Certes, à Londres, l'afflux d'argent planétaire ainsi que le flot d'étudiants et de jeunes travailleurs venus de toute l'Europe ont donné à la ville un aspect plus stylé et plus cosmopolite que jamais. Mais si ces visiteurs franchissaient le cercle de lumière et s'aventuraient vers le Nord, ils découvriraient un autre monde.

    Ce monde est en ruine ».

    À l'envers de l'Angleterre bien propre de Tony Blair, il en existe une autre : sale, pauvre, bruyante, cassée, parfois délirante. C'est l'Angleterre marginale, celle où se mêlent les utopies et les détresses. Nik Cohn y a rencontré les clochards, les exclus, les SDF, les junkies et les prostituées qui forment cette immense « République » où cohabitent tous les accidentés de la vie.

    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

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  • Il y a certains secrets que nous ne dévoilerions pas pour tout l'or du monde. Pas à quiconque. C'est ainsi que Marcy, Allen, Jimmy et Uta, Robert et Suzanne, personnages dont les destins sont intimement liés, gardent en leur for intérieur une part d'eux-mêmes, souvent essentielle, qui restera à jamais inconnue des autres. Au fur et à mesure du roman, chacun prend la parole et révèle ce pan caché de sa vie, que ce soit Marcy, jeune femme de quinze ans qui devient la maîtresse de Robert ; Allen, dont le meilleur ami, Jimmy est secrètement amoureux de Marcy ; ou Uta, qui semble attirer particulièrement Allen...

    Ce qui semblait d'abord simple prend peu à peu de l'épaisseur, tandis que les personnages se frôlent, se mentent, se taisent. Dans ce roman, David Huddle explore brillamment la vie de banlieue américaine et ausculte le désir qui nous habite tous d'aimer et d'être aimé.

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  • Ces nouvelles et récits autobiographiques d'Ethan Coen, qui mettent en scène un boxeur incapable de se défendre, un mafioso inoffensif, des juifs perdus dans une Middle America recouverte par la neige, sont tour à tour féroces, hilarantes et dérisoires. Un univers en écho du travail cinématographique des frères Coen.
    Initialement publié en 1998 aux éditions de l'Olivier, la nouvelle édition de ce livre dans la collection Replay sera la révélation inédite d'un autre talent d'Ethan Coen pour le très large public qui a découvert les films des frères Coen depuis 15 ans.

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  • « Celui qui a buté contre le fauteuil roulant de sa mère en voulant le contourner et s'est cogné l'orteil, merde, merde, merde, pardon, m'man, celui qui a vidé sa canette de meilleure bière étrangère en deux gorgées afin d'en prendre aussitôt une autre, celui qui a ensuite embrassé sa mère (encore une fois) en ayant l'impression, dans l'ivresse du mélange fermenté d'orge et de houblon, que sa vie est en outre la meilleure des vies, celui qui en cet instant de chagrin et de vénération sait pourquoi les roses fleurissent, pourquoi les verres à vin chantent, pourquoi les lèvres humaines, quand on les embrasse, sont si douces, et pourquoi les parents souffrent, celui-là ne mourra jamais ».

    Hex (Dexter) Raitcliffe vient pour un week-end s'occuper de sa vieille mère Billie, invalide et déprimée. Mais Hex lui-même, homme bégayant et porté sur la boisson, ne va pas très bien. Dans ce huis-clos situé dans un manoir décrépit, face à sa mère qui supplie de mourir et au départ inattendu de son beau-père, les sentiments trop longtemps refoulés de Hex refont surface. En l'espace d'une nuit, une machine destructrice inexorable se met en marche.

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  • Le gardien du port connaît bien Charlesia. Elle passe régulièrement devant sa guérite et scrute l'horizon, dans l'attente vaine d'un bateau qui la ramènera chez elle. Diego Garcia, son île natale, n'est plus qu'un souvenir, celui d'une vie simple, rythmée par la production du coprah, les jeux des enfants, le seraz de poisson-banane et le séga du samedi soir. Depuis des années, Charlesia se heurte aux questions sans réponses qu'elle ressasse et que lui pose un jeune homme. Désiré pourrait être son fils. Confronté au mystère de sa naissance, il découvre peu à peu le drame de ses parents, et de son entourage.
    Le Silence des Chagos , basé sur une histoire vraie, est un des rares livres à explorer cette tragédie méconnue : le drame intérieur des Chagossiens, leur déportation et leur existence de déracinés à l'île Maurice, depuis que Diego Garcia est devenue une base militaire américaine à la fin des années 1960.
    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

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  • Chargés par un riche éditeur de convoyer une voiture de San Francisco à New York et de rapporter leurs impressions de voyage, Billy Mud et sa petite amie, Chrissa, s'embarquent dans une odyssée dérisoire. Billy est un rocker, un junkie.
    Chrissa est française, elle est photographe et elle n'a pas froid aux yeux.
    Comparé aux reportages lyriques de Hunter S. Thompson ou aux romans autobiographiques de Kerouac, L'OEil du lézard est une pure fiction, dont le modèle serait plutôt à chercher du côté du Voyage sentimental de Sterne.
    Mais le véritable intérêt de ce livre, c'est son héros, Billy Mud, un loser bavard qui nous raconte sur un ton sardonique son trip sous héroïne à travers l'Amérique.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par François Lasquin et Lise Dufaux.

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  • La Vie conjugale raconte les amours torturées de Rudolf Gurdweil, un jeune écrivain juif sans le sou, avec Théa von Takow, une baronne autrichienne désargentée.
    Vienne au début des années 1920. Alors qu'elle a commencé de manière soudaine et passionnée, leur relation devient de plus en plus difficile. Entre les infidélités tout à fait assumées de Théa, et le plaisir qu'elle prend à faire croire à Gurdweil que leur enfant n'est pas de lui, s'instaure une relation sado-masochiste entre les deux époux (on pense à Bruno Schulz).
    C'est aussi le roman d'une ville qui se remet de la chute de son Empire après la Première Guerre mondiale : le désespoir, la cruauté, le nihilisme prennent corps à cette époque de manière particulièrement frappante, et accentuent la proximité du désastre à venir.

    De David Vogel (1891-1944), les éditions de l'Olivier ont publié en 2014 Romance viennoise, un roman inédit qui a enthousiasmé la critique. " David Vogel est la révélation de cette rentrée. Une seule envie: (...) se précipiter sur ses oeuvres complètes." Eric Neuhoff, Le Figaro Littéraire.

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  • « Le type qui travaillait de neuf à cinq sous un masque de poulet, c'était moi, même si j'avais fait d'assez longues études en gestion commerciale, même si je présentais plutôt bien et si je ne parlais pas trop mal, même si je venais de ce qu'on appelle une bonne famille ».

    Les héros des nouvelles de Démonologie peuplent les fast-foods, les agences matrimoniales, les clubs de tourisme ou le monde de la finance.
    De l'extérieur, tout va bien, mais chacun à sa manière, ils tentent de garder l'équilibre. La rupture, cependant, n'est jamais loin.... Sous la façade policée de la vie quotidienne, les failles les plus intimes des existences se révèlent :
    La perte d'une soeur, un amour impossible, ou encore l'addiction.

    Empruntant aux genres de la farce et de la parodie, dans la lignée de Chuck Palahniuk ou de Bret Easton Ellis, Rick Moody dresse un tableau grinçant de l'Amérique des 90's.

  • Le 4 juillet, la vie de Peter Jernigan s'est brisée. Sa femme Judith est morte.
    C'est la fin des années Reagan, son fils Danny joue des trucs bizarres sur sa guitare (« du Hard Rock ?! ») et sa petite amie fait un mauvais trip. Jernigan, la quarantaine, regarde pour la 125e fois le même épisode de Star Trek, affalé sur un sofa en éclusant une bière. Il faudrait parler à Danny, recoller les morceaux, redonner un sens à sa vie. Mais c'est dur, très dur. À travers son monologue désabusé et ironique, ponctué d'adresses au lecteur, Jernigan donne la pulsation d'une Amérique en pleine gueule de bois, faux cynique cachant sa sensibilité sous une désinvolture apparente.
    Roman précurseur de l'Amérique désenchantée (on pense à Karoo de Steve Tesich ou Les Corrections de Jonathan Franzen), Jernigan est une voix « drôle et effrayante. Une voix qui inspecte les ruines et rend compte de la fin du rêve » (Le Monde), un chef-d'oeuvre méconnu.

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