Gallimard

  • Yoga

    Emmanuel Carrère

    C'est l'histoire d'un livre sur le yoga et la dépression. la méditation et le terrorisme. L'aspiration à l'unité et le trouble bipolaire. Des choses qui n'ont pas l'air d'aller ensemble, et pourtant. C'est l'histoire d'un écrivain qui voit avec satisfaction qu'il a peut-être enfin réussi sa vie, trouvé un équilibre, et qui voudrait bien écrire un livre « souriant et subtil sur le yoga » qu'il pratique depuis 25 ans. Il dirait ceci : « Ce que j'appelle yoga n'est pas seulement la bienfaisante gymnastique que nous sommes si nombreux à pratiquer, mais un ensemble de disciplines visant l'élargissement et l'unification de la conscience. Le yoga dit que nous sommes autre chose que notre petit moi confus, apeuré, et qu'à cet autre chose nous pouvons accéder. » Mais à peine lancé dans cette histoire, le beau tableau craque, les failles ressurgissent, les mensonges et les trahisons réapparaissent, l'abîme s'ouvre. La vie dérape. La vie intime et amoureuse, et la vie du monde également : terrorisme (attentats de Charlie Hebdo en 2015), crise migratoire... Et si tout n'était qu'illusions ?
    Non seulement Emmanuel Carrère propose un récit personnel de ce qu'est le yoga pour lui mais il en fait un formidable miroir romanesque pour raconter l'horreur de soi autant que la patience avec laquelle nous voulons aimer les autres, nous sauver, réussir notre vie.

  • Jean-Claude Romand est un homme normal. Bon père et bon époux, il a des amis et un travail intéressant. Aux yeux de chacun, il mène une vie exemplaire. Ses photos de famille ressemblent aux vôtres : on y voit le reflet d'un monde heureux. Le 9 janvier 1993, il arme sa carabine et tue de sang-froid sa femme, ses deux enfants et ses parents. On découvre alors un imposteur qui s'est inventé une vie trompeuse. Et derrière l'imposteur, un monstre froid. À partir de ce fait divers inouï, Emmanuel Carrère retrace une existence lacunaire, cherche ce qui reste d'humanité chez Jean-Claude Romand. Plus qu'un roman, plus qu'une enquête : une énigme métaphysique.

  • Le royaume

    Emmanuel Carrère

    "A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé. Affaire classée, alors ? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier ? en historien ? Disons en enquêteur. "

  • «À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.
    Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère).
    Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour.
    Tout y est vrai.»
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    2 Autres éditions :

  • Limonov

    Emmanuel Carrère

    «Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement.» Emmanuel Carrère.

    1 autre édition :

  • Un roman russe

    Emmanuel Carrère

    A la fois quête des origines, carnet de bord, récit d'un fait divers et d'une passion amoureuse, Un roman russe est une oeuvre autobiographique dense et captivante. Emmanuel Carrère y restitue avec talent la complexité d'un homme dont la vie ressemble à ses livres.

  • La moustache

    Emmanuel Carrère

    Un matin, le mari d'Agnès rase sa moustache qu'il porte depuis dix ans, sans le lui dire, pour la surprendre. Mais sa femme ne réagit pas, pas plus que son entourage qui feint de ne l'avoir remarqué. Quand ce dernier insiste, prenant à témoin ses amis, son entourage, on lui assure qu'il n'a jamais eu de moustache. Sa femme lui montre même des photos, pour lui montrer qu'il a coupé une moustache qui n'a jamais existé.
    Le narrateur, exaspéré, sourit jaune. Tellement jaune que, bientôt, il ne sourit plus du tout. Est-il fou ? Ou voudrait-on le lui faire croire ? Quelque chose dans l'ordre du monde ce serait-il détraquer à ses dépens ? A partir de ce canular innocent, le monde se dérègle et entraîne progressivement le héros dans une folie montante.

    1 autre édition :

  • Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas.

  • Ce livre réunit des articles d'Emmanuel Carrère depuis 25 ans. De L'Obs à La Règle du jeu , enpassant par Les Inrockuptibles ou XXI , de l'amour à la politique, du cinéma à la société et desfaits divers à l'intime, on y vit avec l'auteur, ses doutes, ses échecs (une calamiteuse interviewde Catherine Deneuve...), ses enthousiasmes, de Truman Capote à Sébastien Japrisot, d'AlanTuring à Luke Rhinehart. On plonge dans de grands reportages sur la Roumanie, sur une junkieaméricaine, sur la Russie, sur le forum de Davos. On lit aussi des préfaces à Moll Flandersde Defoe, aux nouvelles de Philip K. Dick ou encore à Epépé de Ferenc Karinthy. L'auteur estmême « envoyé spécial dans le coeur des hommes » et, plus particulièrement, dans le sien.

  • Hors d'atteinte

    Emmanuel Carrère

    Frédérique est professeur de collège.
    Elle vit avec son fils quentin, séparée de son mari jean-pierre, qu'elle voit souvent, avec qui elle passe parfois des vacances. ainsi les quelques jours de la toussaint, à trouville. si on allait finir la soirée au casino ? la roulette ? un jeu simple. frédérique a trente-six ans. elle joue pour la première fois le 36, perd, rejoue, gagne. et rentre à paris. elle étudie, comme on prépare un concours, les différentes catégories de mises : plein, transversale, cheval, sizain.
    Et repart jouer. par passion ? allons donc. ces vertiges lui vont mal. son lot, c'est l'envie de les éprouver. un jour pourtant, sans rien décider, elle abandonne à la roulette la conduite de sa vie et se met au pied du mur, en espérant, après l'avoir sauté, être enfin délivrée, hors d'atteinte.

  • Bravoure

    Emmanuel Carrère

    Au début de l'été 1816 - un été pourri -, le hasard réunit au bord du lac de Genève Lord Byron, son médecin Polidori, le poète Shelley et sa très jeune femme, Mary. Pour divertir la compagnie, Byron proposa que chacun écrivit un récit terrifiant. Ce pari, une série de conversations nocturnes et un cauchemar inspirèrent à Mary Shelley son roman Frankenstein. Cette anecdote d'histoire littéraire et un jeu de société forment le point de départ de Bravoure. Pour connaître le point d'arrivée, le mieux est encore de retourner le livre et de commencer à la première page.

  • Pendant dix-huit ans, Jean-Claude Romand a menti à tout le monde et fait croire qu'il était chercheur à l'OMS. En réalité, il passait des heures sur les aires d'autoroutes. Jusqu'au jour où la machine s'est enrayée : rattrapé par la vérité, Romand a assassiné sa femme, ses enfants et ses parents.
    De cet incroyable fait divers, Emmanuel Carrère, après avoir correspondu avec Romand et rencontré ses amis, a tiré un récit fascinant porté à l'écran par Nicole Garcia avec une force inouïe. Daniel Auteuil y incarne avec justesse cet homme prisonnier de son mensonge jusqu'à la tragédie finale.

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